✦ Nouveau : envoi recommandé certifié illimité inclus via PostclicEn savoir plus →
Particuliers

Formulaire 10072*04 : déclarer la vente de votre bien immobilier

Document officiel10072*04France
Collections éditorialesLogementDémarches administratives
AperçuAperçu du document Déclaration d'intention d'aliéner ou demande d'acquisition d'un bien soumis à un droit de préemption — Particuliers, France (CERFA n°10072*04)
Document officiel

Que souhaitez-vous faire ?

Complétez les champs, signez, puis envoyez.

↓ Télécharger tel quel

Quand la vente d'un bien immobilier croise les prérogatives publiques

La cession d'un terrain constructible en bordure de centre-ville, la vente d'un local commercial dans un secteur de revitalisation ou encore la transmission d'un logement situé dans un périmètre de sauvegarde du patrimoine : autant de transactions qui peuvent déclencher l'exercice d'un droit de préemption par une collectivité publique. Le formulaire de déclaration d'intention d'aliéner transforme alors une vente entre particuliers en procédure administrative encadrée, où l'acquéreur pressenti doit parfois céder sa place à la commune, au département ou à un établissement public.

Cette déclaration préalable, loin d'être une simple formalité, constitue un passage obligé qui conditionne la validité juridique de la transaction. Son absence ou sa transmission incomplète peut retarder la vente de plusieurs mois, voire l'invalider rétroactivement si l'organisme titulaire du droit de préemption décide de l'exercer après coup.

Le mécanisme de protection du foncier public en action

Le droit de préemption permet aux collectivités de se substituer à l'acquéreur privé pour acquérir un bien au prix convenu entre le vendeur et l'acheteur initial. Cette prérogative s'exerce dans des périmètres délimités où la puissance publique souhaite maîtriser l'évolution urbaine, préserver des espaces naturels ou faciliter la réalisation d'équipements collectifs.

La déclaration d'intention d'aliéner constitue le déclencheur de cette procédure. Elle informe l'organisme compétent de la transaction envisagée et lui permet d'exercer son choix : laisser la vente se dérouler normalement ou se porter acquéreur aux conditions négociées. Cette notification n'est pas une demande d'autorisation, mais une obligation d'information préalable qui ouvre un délai de réflexion à la collectivité.

Les périmètres d'application du dispositif

Plusieurs types de droits de préemption coexistent selon la nature des enjeux territoriaux :

  • Droit de préemption urbain : exercé par les communes dans les zones urbaines et à urbaniser de leur plan local d'urbanisme
  • Droit de préemption dans les zones d'aménagement différé : confié aux collectivités ou établissements publics porteurs d'un projet d'aménagement
  • Droit de préemption des espaces naturels sensibles : dévolu aux départements pour protéger les sites remarquables
  • Droit de préemption commercial : permettant aux communes de maîtriser l'évolution du commerce de proximité

Chaque périmètre fait l'objet d'une délimitation précise, consultable en mairie ou auprès des services d'urbanisme départementaux. La superposition de plusieurs droits de préemption sur un même secteur reste possible, créant parfois des situations complexes nécessitant une coordination entre organismes.

Vendeurs et acquéreurs face à l'obligation déclarative

L'obligation de déposer une déclaration d'intention d'aliéner incombe au propriétaire vendeur, qu'il s'agisse d'une personne physique, d'une société ou d'un organisme. Cette responsabilité ne peut être déléguée à l'acquéreur, même si ce dernier peut matériellement effectuer les démarches pour le compte du cédant.

Les biens concernés par la procédure

Tous les transferts de propriété à titre onéreux entrent dans le champ d'application, qu'il s'agisse de :

  • Ventes simples entre particuliers
  • Cessions dans le cadre d'une succession avec soulte
  • Échanges avec soulte
  • Apports en société lorsqu'ils constituent une vente déguisée
  • Adjudications judiciaires

En revanche, certaines opérations échappent à cette obligation : les transmissions à titre gratuit (donations, successions), les ventes entre époux, les cessions entre collectivités publiques ou encore les transferts résultant d'une expropriation.

Situations particulières des indivisaires et usufruitiers

Lorsque le bien appartient à plusieurs propriétaires en indivision, la déclaration doit mentionner l'ensemble des cédants et recueillir leur accord sur les conditions de la vente. La signature d'un seul indivisaire ne suffit pas, même s'il détient la majorité des parts.

Pour les biens grevés d'un usufruit, la situation varie selon que la vente porte sur la nue-propriété seule ou sur la pleine propriété après réunion de l'usufruit. Dans le premier cas, seul le nu-propriétaire dépose la déclaration ; dans le second, usufruitier et nu-propriétaire doivent agir conjointement.

Remplir et transmettre la déclaration : mode d'emploi détaillé

Le formulaire de déclaration d'intention d'aliéner se structure autour de plusieurs rubriques qui détaillent les caractéristiques du bien, les conditions de la vente envisagée et l'identité des parties.

Identification précise du bien cédé

La section consacrée au bien immobilier exige une description exhaustive :

Information requise Précisions nécessaires Source de référence
Références cadastrales Section, numéro de parcelle, superficie Relevé de propriété ou acte de vente
Adresse complète Numéro, rue, code postal, commune Titre de propriété
Nature du bien Terrain nu, immeuble bâti, local commercial Matrice cadastrale
Superficie et consistance Surface du terrain, nombre de lots, destination Bornage ou métré

Les erreurs dans cette section peuvent conduire à l'invalidation de la déclaration ou à des malentendus sur le périmètre exact soumis à préemption. Il convient de vérifier ces informations auprès du service du cadastre ou d'un géomètre-expert en cas de doute.

Conditions financières et modalités de paiement

La déclaration doit mentionner le prix de vente convenu entre les parties, toutes charges et taxes comprises. Ce montant servira de référence si l'organisme titulaire du droit de préemption décide de l'exercer : il ne pourra pas négocier à la baisse, mais devra acquérir aux conditions déclarées.

Les modalités de paiement (comptant, crédit, viager) doivent également être précisées, car elles influencent l'exercice éventuel du droit de préemption. Une vente à crédit ou en viager peut dissuader une collectivité de préempter, faute de disponibilités budgétaires immédiates.

Circuit administratif et délais d'instruction

Une fois complétée, la déclaration suit un parcours administratif codifié qui varie selon l'organisme destinataire et le type de droit de préemption concerné.

Identification de l'organisme compétent

La détermination du destinataire de la déclaration constitue souvent la première difficulté pour les vendeurs. Plusieurs indices permettent de l'identifier :

  • Consultation du plan local d'urbanisme : les documents graphiques font apparaître les périmètres de préemption urbain
  • Renseignement auprès du service urbanisme : la mairie peut préciser les droits de préemption applicables sur une parcelle donnée
  • Examen du certificat d'urbanisme : ce document mentionne systématiquement les servitudes d'utilité publique, dont les droits de préemption

En cas de superposition de plusieurs droits de préemption, la déclaration doit être adressée à chaque organisme compétent, sauf délégation expresse de l'un vers l'autre.

Modes de transmission et accusés de réception

La déclaration peut être transmise par voie postale avec accusé de réception, remise en main propre contre récépissé ou, dans certaines collectivités, par voie dématérialisée via un téléservice dédié. Le choix du mode de transmission influence le décompte des délais, le point de départ étant constitué par la réception effective du dossier complet.

L'accusé de réception délivré par l'organisme compétent revêt une importance capitale : il matérialise le début du délai durant lequel le droit de préemption peut être exercé et conditionne la poursuite de la procédure de vente.

Exercice du droit de préemption et alternatives possibles

Après réception de la déclaration, l'organisme titulaire du droit de préemption dispose d'un délai pour notifier sa décision au vendeur. Ce délai varie selon le type de préemption : généralement deux mois pour le droit de préemption urbain, parfois plus long pour d'autres dispositifs.

Les trois issues possibles de l'instruction

L'organisme peut adopter trois positions distinctes :

  1. Renonciation expresse : il notifie par écrit qu'il ne souhaite pas exercer son droit, libérant ainsi la vente
  2. Exercice du droit de préemption : il se substitue à l'acquéreur initial aux conditions déclarées
  3. Silence gardé pendant le délai légal : l'absence de réponse vaut renonciation tacite

Dans les deux premiers cas, la notification doit être motivée et indiquer les voies de recours ouvertes aux parties. L'exercice du droit de préemption peut faire l'objet d'un recours devant le tribunal administratif, notamment si le vendeur conteste le prix d'acquisition proposé.

Négociation du prix en cas de préemption

Si l'organisme préempteur conteste le prix déclaré, estimant qu'il ne correspond pas à la valeur réelle du bien, une procédure d'évaluation contradictoire peut s'engager. Le vendeur et la collectivité désignent chacun un expert, et en cas de désaccord persistant, le juge de l'expropriation fixe définitivement le prix.

Cette phase de négociation peut considérablement allonger la procédure, d'où l'importance de déclarer un prix de vente sincère et justifiable dès le dépôt initial.

Conséquences de l'omission déclarative

L'absence de déclaration d'intention d'aliéner dans un secteur soumis à droit de préemption constitue une irrégularité majeure aux conséquences potentiellement lourdes pour vendeur et acquéreur.

Nullité de la vente et responsabilités encourues

Une vente réalisée sans déclaration préalable peut être annulée rétroactivement si l'organisme titulaire du droit de préemption en fait la demande dans un délai de cinq ans à compter de la publication de l'acte. Cette nullité emporte restitution du bien à son propriétaire initial et remboursement du prix par l'acquéreur, créant une situation particulièrement préjudiciable pour toutes les parties.

Le vendeur s'expose également à des sanctions pécuniaires pouvant représenter une fraction significative du prix de vente, sans compter les éventuels dommages-intérêts réclamés par l'acquéreur évincé.

Régularisation a posteriori et conditions d'acceptation

Dans certains cas, une régularisation reste envisageable après la signature de l'acte de vente, moyennant l'accord de l'organisme compétent. Cette tolérance administrative n'est jamais acquise et dépend largement des enjeux locaux d'aménagement et de la bonne foi des parties.

La régularisation s'accompagne généralement du paiement d'une pénalité et ne garantit pas que l'organisme renoncera à exercer son droit de préemption, même tardivement.

Articulation avec les autres formalités de vente

La déclaration d'intention d'aliéner s'insère dans un calendrier de formalités préalables à la signature de l'acte authentique. Sa coordination avec les autres démarches conditionne la fluidité de la transaction.

Séquençage optimal des démarches préparatoires

L'ordre d'accomplissement des formalités influence les délais globaux de la vente :

  • Diagnostic immobilier et état des risques : peuvent être réalisés en parallèle de l'instruction de la déclaration
  • Purge du droit de préemption : condition suspensive fréquemment insérée dans la promesse de vente
  • Obtention du financement acquéreur : démarche généralement postérieure à la renonciation de l'organisme préempteur

Cette organisation séquentielle évite les frais inutiles en cas d'exercice du droit de préemption et optimise les chances d'aboutissement de la transaction dans les délais convenus.

Rôle du notaire dans la procédure

Le notaire chargé d'instrumenter la vente assume souvent la responsabilité du dépôt de la déclaration d'intention d'aliéner, en qualité de mandataire du vendeur. Cette délégation, formalisée dans la promesse de vente, présente l'avantage d'une expertise juridique dans la constitution du dossier et le suivi de l'instruction.

Néanmoins, la responsabilité finale de l'accomplissement de cette formalité demeure attachée au vendeur, qui doit s'assurer de la diligence de son mandataire et de la conformité des informations transmises.

Les différents types de droits de préemption et leurs spécificités procédurales

Tous les droits de préemption ne fonctionnent pas selon les mêmes modalités. Le droit de préemption urbain (DPU), institué par les communes dans certaines zones délimitées, s'exerce principalement sur les terrains constructibles et les locaux à usage d'habitation. La commune dispose alors d'un délai de deux mois à compter de la réception de la déclaration d'intention d'aliéner pour se prononcer. Ce délai peut être prorogé d'un mois supplémentaire si la commune souhaite approfondir son analyse.

Le droit de préemption dans les zones d'aménagement différé (ZAD) présente des particularités notables. Contrairement au DPU, il peut porter sur tous types de biens immobiliers situés dans le périmètre délimité, y compris les terrains agricoles ou naturels. L'exercice de ce droit s'inscrit dans une logique d'aménagement futur, ce qui explique que les critères d'appréciation puissent différer de ceux du droit de préemption urbain classique.

Les espaces naturels sensibles bénéficient également d'un régime spécifique. Le département peut y exercer son droit de préemption pour préserver des sites remarquables. La procédure suit les mêmes étapes générales, mais l'évaluation du prix fait souvent l'objet d'une attention particulière, notamment lorsque la valeur écologique du bien entre en considération.

Dans le cadre du droit de préemption commercial, applicable dans certaines communes pour préserver l'équilibre commercial de centre-ville, la déclaration d'intention d'aliéner doit préciser l'activité commerciale exercée et mentionner si le fonds de commerce est cédé conjointement avec les murs. Cette information conditionne en effet l'exercice du droit de préemption par la collectivité.

Les zones de préemption des espaces agricoles et naturels périurbains (PAEN) constituent un autre cas particulier. Créées pour lutter contre l'étalement urbain, ces zones permettent au département d'acquérir des terrains agricoles menacés par la pression foncière. La procédure de déclaration doit alors faire apparaître la destination actuelle du terrain et son classement au plan local d'urbanisme.

Gestion des situations complexes et cas particuliers de mise en œuvre

Certaines configurations nécessitent une approche adaptée de la procédure de déclaration. Lorsqu'un bien fait l'objet d'une vente en bloc de plusieurs lots, chaque lot doit théoriquement faire l'objet d'une déclaration distincte si les droits de préemption applicables diffèrent. Toutefois, si l'ensemble des biens relève du même régime de préemption, une déclaration globale peut être acceptée, à condition de détailler précisément la répartition du prix entre les différents éléments.

Les ventes assorties de conditions suspensives posent également des questions spécifiques. La déclaration d'intention d'aliéner doit être déposée dès la signature du compromis, même si la vente reste conditionnelle. En cas d'exercice du droit de préemption, la collectivité se substitue à l'acquéreur initial et reprend les conditions suspensives prévues au contrat, sauf si elles sont intuitu personae.

La situation des biens grevés d'une servitude mérite une attention particulière. Les servitudes actives et passives doivent être mentionnées dans la déclaration, car elles influent sur la valeur du bien et peuvent constituer un élément d'appréciation pour la collectivité titulaire du droit de préemption. Une servitude de passage, par exemple, peut limiter l'intérêt du bien pour un projet d'aménagement public.

En cas de vente d'un bien en copropriété, la déclaration doit préciser les charges de copropriété et indiquer si des travaux votés par l'assemblée générale restent à réaliser. Ces éléments peuvent influencer la décision de la collectivité et entrent dans l'évaluation du prix. Si le lot vendu comprend une cave ou un parking, ces éléments doivent être clairement identifiés dans la déclaration.

Les mutations à titre gratuit assorties de charges constituent un cas limite. Bien qu'il ne s'agisse pas techniquement d'une aliénation à titre onéreux, si les charges imposées au donataire représentent une contrepartie significative, la collectivité peut considérer qu'une déclaration s'impose. Cette appréciation relève souvent du cas par cas et peut nécessiter une consultation préalable des services juridiques de la collectivité concernée.

Lorsqu'une société civile immobilière cède ses parts sociales, la question de l'assujettissement au droit de préemption se pose différemment selon que la SCI a pour objet exclusif la détention du bien immobilier ou qu'elle exerce d'autres activités. Dans le premier cas, la cession des parts peut être assimilée à une cession immobilière et déclencher l'obligation de déclaration.

Conséquences juridiques et recours en cas de non-respect de la procédure

Le défaut de déclaration d'intention d'aliéner constitue une infraction pénale passible d'une amende. Au-delà de cet aspect répressif, l'absence de déclaration peut entraîner des conséquences civiles importantes. La collectivité titulaire du droit de préemption conserve la possibilité d'exercer son droit pendant un délai de cinq ans à compter de la vente, ce qui crée une insécurité juridique durable pour l'acquéreur.

En cas d'exercice du droit de préemption après vente irrégulière, la collectivité peut se substituer à l'acquéreur initial moyennant le remboursement du prix payé et des frais exposés. Cette situation particulièrement délicate peut donner lieu à des contentieux complexes, notamment sur l'évaluation des préjudices subis par l'acquéreur évincé.

Les déclarations inexactes ou incomplètes peuvent également avoir des conséquences juridiques. Si l'omission ou l'erreur a eu pour effet de fausser l'appréciation de la collectivité, celle-ci peut contester la vente devant le juge administratif. Le délai de recours court alors à compter de la découverte de l'inexactitude, dans la limite de cinq ans à compter de la vente.

L'évaluation du préjudice en cas de non-respect de la procédure fait souvent débat. Outre les frais d'acte et les droits d'enregistrement, l'acquéreur évincé peut réclamer la réparation du préjudice moral et des frais engagés pour rechercher un nouveau bien. Certaines juridictions admettent également la réparation du préjudice lié à la perte d'une opportunité immobilière, notamment en période de forte tension du marché.

Les recours contre l'exercice du droit de préemption doivent être formés devant le tribunal administratif dans un délai de deux mois à compter de la notification de la décision. Le requérant peut contester tant la légalité de l'exercice du droit de préemption que l'évaluation du prix proposé par la collectivité. En cas de désaccord persistant sur le prix, la saisine du juge de l'expropriation reste possible.

La responsabilité du notaire peut également être engagée en cas de manquement à ses obligations de conseil. Le notaire doit informer ses clients de l'existence d'un droit de préemption et des conséquences de son non-respect. Cette obligation d'information s'étend à l'explication des modalités pratiques de la déclaration et aux délais applicables.

En cas de mutation forcée (vente sur saisie, adjudication), la procédure de déclaration suit des règles particulières. L'huissier ou le greffier chargé de la vente doit notifier l'adjudication à la collectivité titulaire du droit de préemption, qui dispose alors d'un délai réduit pour se substituer à l'adjudicataire. Cette procédure accélérée vise à concilier les impératifs de la procédure d'exécution avec l'exercice des droits de préemption.

Questions fréquentes

Quels biens sont concernés par le droit de préemption ?

Les terrains constructibles, locaux commerciaux en zone de revitalisation, logements dans les périmètres de sauvegarde du patrimoine et biens situés dans certaines zones urbaines définies par les collectivités.

Qui peut exercer un droit de préemption sur mon bien ?

Les communes, intercommunalités, départements, régions ou établissements publics selon la zone géographique et la nature du bien concerné par la vente.

Dans quels délais la collectivité doit-elle répondre ?

La collectivité dispose généralement de 2 mois à compter de la réception de la déclaration d'intention d'aliéner pour exercer ou renoncer à son droit de préemption.

Que se passe-t-il si la collectivité exerce son droit ?

La collectivité se substitue à l'acquéreur initial et achète le bien aux conditions de prix et de paiement mentionnées dans la déclaration d'intention d'aliéner.

Puis-je vendre sans faire cette déclaration ?

Non, la déclaration est obligatoire sous peine de nullité de la vente. Le notaire vérifie systématiquement l'existence d'un droit de préemption avant tout acte de vente.

Documents similaires